Lundi 16 février 2009
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Pas de massacre à la tronçonneuse
La scène de la salle du Ph'art au nouveau casino municipal de Capbreton n'avait plus servi aux réunions publiques depuis la campagne pour les municipales et l'inauguration du by-pass. Il aura
fallu le passage de la tempête Klaus pour provoquer deux rencontres avec la population (1), afin d'aborder la question des pins en zone urbanisée.
Jeudi soir, sont venus débattre devant une salle bondée le député-maire de Capbreton, Jean-Pierre Dufau, Michel Amiel et Alain
Marron, adjoints, le capitaine Cazassus, de la caserne Côte sud, et son collègue de la Sécurité civile, l'adjudant-chef Martin. Deux connaisseurs de la forêt ont complété le tableau : Arnaud
Bassibey, de l'Office national des forêts (ONF), et Lucie Jenssonnie, chargée de mission au Pays Adour Landes Océanes. « L'objectif de cette réunion n'est pas de collecter les demandes
individuelles. À l'issue de cette rencontre, vous aurez la possibilité de remplir une feuille d'information », a déclaré le député-maire en guise d'introduction.
Une forêt urbaine « Nous devons réfléchir
collectivement au problème des pins présents dans tout le périmètre urbain. L'expression Capbéton n'est pas aussi vraie que cela. » Les élus parlent même d'une forêt dite urbaine mais qui n'avait
pas de suivi de gestion par l'ONF, seulement quelques opérations d'élagage effectuées par la commune.
Après la tempête du 24 janvier dernier, une cinquantaine de pins sont tombés sur des habitations, des arbres plantés entre les
maisons, dans les jardins privés et sur la voie publique. Les spécialistes diront qu'ils étaient là avant tout le monde, une chose est sûre : certains Capbretonnais n'en veulent plus du tout; la
tempête a réveillé les craintes des gens pour ces géants verts.
Un plan de gestion - L'édile le répète,
il ne tient pas à ce que certains soient pris de panique et veuillent les abattre à tout bout de champ. Primo, parce qu'ils n'en ont pas le droit sans autorisation de la mairie, et secundo, parce
que tous s'accordent pour dire que les pins constituent l'identité de Capbreton et de tout le département.
« Nous devons assurer la sécurité des biens et des personnes mais nous n'allons pas ouvrir un film intitulé "Massacre à la
tronçonneuse". » Plutôt que de subir un scénario catastrophe, la mairie de Capbreton lancera dans quelques mois un nouveau plan de gestion en partenariat avec l'ONF et qui prendra en compte la
gestion de ces zones urbaines et péri-urbaines, chose inédite.
« C'est aussi surprenant qu'enrichissant, précise Arnaud Bassibey. Nous allons mettre en place un système de veille sanitaire et
de remplacement progressif des types de végétation. » À la place des pins qui seront abattus car menaçants et dangereux, des feuillus, des arbousiers, éventuellement des pins parasols seront
plantés. « Les pins maritimes en bonne santé seront amenés vers 30 ans et régulièrement renouvelés. »
Plus de contrôle, plus de diagnostic et l'obligation d'abattre si la décision est prise. Ce nouveau plan de gestion pourrait être
voté lors d'un Conseil municipal en juin prochain.
(1) Une seconde réunion publique s'est tenue vendredi dernier aux salles municipales.
Auteur : Fabien Rabatel
Abattre ou pas les arbres autour des maisons capbretonnaises... (PHOTO XAVIER Gès)
Zones où la coupe est interdite
Il existe dans la zone urbaine de Capbreton des espaces boisés classés, impliquant l'interdiction de toucher aux arbres. C'est le
cas sur une zone située entre le boulevard des Cigales et l'avenue Jean-Lartigau et d'une seconde entre le Boudigau et l'avenue Georges-Clemenceau. La ZAC des sables deviendra prochainement un
espace classé.
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