Tempête Klaus ...

La tempête Klaus est le nom d'une tempête qui a principalement touché le sud-ouest de la France (les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et en partie le Languedoc-Roussillon et le Poitou-Charentes), la principauté d'Andorre, le nord de l'Espagne et une partie de l'Italie entre le 23 et le 25 janvier 2009.

Elle est considérée comme étant la plus destructrice en France depuis les tempêtes de 1999.
Le 23 janvier
2009, l'institut de météorologie allemand donne à la tempête en cours de formation le nom de « Klaus » en l'honneur de Klaus Schümann.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%AAte_Klaus

Blog Journalistique

Ce blog regroupe certains articles de la Presse concernant la Tempête Klaus 2009 ainsi que les articles sur les inondations suite à la tempête et aux intempéries. 
La liste des articles n'est biensur pas exhaustive...
Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 18:59

INTEMPÉRIES. Les fortes pluies d'hier ont causé des inondations de maisons et de routes. Aujourd'hui, des vents violents sont prévus - Les inondations en prélude à la tempête

Depuis hier, d'importantes intempéries touchent l'ensemble des Landes, placées en vigilance rouge par les services de Météo France dans le courant de la journée. L'avis vaut jusqu'à demain, dimanche, 7 heures.

Cet événement météorologique a commencé dans la nuit de jeudi à vendredi par de fortes pluies qui se sont abattues sur le nord du bassin. À Villeneuve-de-Marsan, il est ainsi tombé 50 mm d'eau en quelques heures. Conséquence : gorgés à bloc, la plupart des cours d'eau du département ont vite atteint des niveaux élevés et fini par déborder.

Un lotissement sous les eaux - Ainsi à Ygos-Saint-Saturnin, où un lotissement d'une dizaine de maisons s'est retrouvé entièrement inondé, en début de matinée. Une famille de cinq personnes a dû quitter son logis pour être relogée chez des proches. « Une quinzaine de pompiers nous sont venus en aide, raconte le maire de la commune, Pierre Beyria. « On a craint d'avoir à évacuer d'autres foyers, mais finalement la décrue s'est engagée en milieu d'après-midi, ramenant un peu de calme », poursuit l'élu. Sur certaines routes, les flots ont remplacé le bitume, prenant notamment au piège un minibus qui transportait dix personnes handicapées, entre Préchacq-les-Bains et Louer, aux environs de 17 heures. Grâce à l'intervention rapide des secours, tout le monde a pu être rapidement libéré et aucun blessé n'est à déplorer.

En fin d'après-midi, selon les services du Conseil général, une trentaine de routes étaient barrées à la circulation. À 19 heures, la préfecture recensait 91 interventions pour des assèchements de lieux inondés et 14 interventions pour des chutes d'arbres, sur tout le département.

Des rafales jusqu'à 150 km/h - Et ces phénomènes ne pourraient bien être que le prélude d'événements plus puissants. Météo France annonce en effet une violente tempête hivernale. D'après les prévisions, le littoral pourrait être balayé par des rafales atteignant jusqu'à 150 km/h et les terres par des vents allant jusqu'à 130 km/h, entre la nuit dernière et demain matin.

La plus grande vigilance est donc de rigueur. Il est très fortement recommandé d'éviter toute activité extérieure et de se promener en forêt ou sur le littoral. De même, il est conseillé de limiter au maximum ses déplacements. En cas d'obligation, des sources d'information permettent de se renseigner sur la situation. Ainsi les sites Internet de Météo France et de la préfecture (www.meteo.fr et www.landes.pref.gouv.fr) ou encore les services du CRICR, joignables au 0 800 100 200.

Auteur : elisa artigue-cazcarra - A Ygos, un lotissement s'est retrouvé sous les eaux, hier en début de matinée. Une famille a dû être relogée. (photo p. guillaumie)
Par caro - Publié dans : Sud-Ouest du 24 Janvier 2009
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 01:25
 Ambiance détendue dans le TGV 8589 pour Tarbes, stoppé en gare dacquoise. Arrivés à 5 h 10, les voyageurs sont repartis à 19 heures... en bus - Bloqués en gare de Dax
Marine, Céline et Lucile gardent le sourire dans l'attente, fatalistes : « Ce n'est la faute de personne ». (photo philippe salvat)
Mary-Anne se dit que Klaus, la tempête d'hier déjà inscrite dans les annales, a certainement à voir avec le réchauffement climatique. « Alors c'est la faute à Georges Bush », plaisante-t-elle. Cette Canadienne se retrouve bloquée en gare de Dax, comme près de 130 autres naufragés du TGV 8589. Il est environ 13 heures ce samedi. Et ils sont là depuis 5 h 10 précisément. Sans savoir quand le train en provenance de Paris pourra repartir vers Tarbes.
« On a préféré l'arrêter ici, plutôt que de l'envoyer dans la nature », témoigne ce contrôleur de la SNCF. « On ne voulait pas risquer d'être bloqués par des arbres au milieu de rien. Car au bout d'une demi-heure, il n'y aurait plus eu d'électricité à bord, plus de chauffage. »
Ce cheminot est « là pour eux ». « On s'occupe des gens et ils le comprennent bien. » Après 8 heures d'attente, les voyageurs prennent les choses avec philosophie. « En pareil cas, la proportion de gens supers, c'est 98 % et puis restent 2 % de râleurs. Mais cette fois, on n'a pas vu les 2 %. »
Mary-Anne enseigne aux Émirats Arabes Unis. Elle est en vacances en France. « Ça ne sert à rien de s'énerver. Personne ne peut contrôler le vent. Dieu l'a voulu. Je vais à Lourdes, mais ce n'est pas un pèlerinage. »
Sur les tablettes des rames, les reliefs des plateaux-repas distribués par la SNCF. Au fil des wagons, des voyageurs sommeillent, bidouillent leur ordinateur portable, bouquinent... Voiture 20 : Céline et Lucile, Parisiennes, s'élanceront plus tard que prévu sur les pistes de Saint-Lary. Elles ne connaissaient pas Marine avant leur départ. « On en profite pour faire connaissance. On ne se raconte pas toute notre vie d'un coup. On en garde un peu, parce qu'on se dit que ça peut encore durer », commente Marine. Elles aussi, préfèrent en rire. « C'est sympa d'être venu nous voir, ça nous aura déjà fait passer un petit moment. »
La mairie sollicitée
Ce n'est que vers 14 heures que la mairie a été sollicitée par la SNCF pour accueillir les naufragés du rail. La salle des fêtes Amélie-Charrière, dans le quartier du Gond, a été réquisitionnée et les bénévoles de la Croix-Rouge ont distribué des repas à une centaine de personnes aux environs de 15 heures.
Le maire, Gabriel Bellocq avait par ailleurs pris toutes les dispositions pour loger les voyageurs pour la nuit au cas où... C'est ainsi que 92 chambres avaient été trouvées en ville.
Après avoir patienté toute l'après-midi dans la salle, les voyageurs ont pu prendre à 19 heures un bus affrété par la SNCF à destination de Tarbes, via Bayonne. Partis vers 22 heures vendredi, les voyageurs pouvaient espérer arriver à destination vers 21 heures, hier soir. Sauf incident, bien entendu.
Auteur : pierre Penin et didier Piganeau
Par caro - Publié dans : Sud-Ouest du 24 Janvier 2009
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 01:19
A la limite avec le Gers, le pays est en vrac. Un vrai parcours du combattant pour sortir de chez soi
30 km en deux heures...
Partout, des branches entre lesquelles il faut zigzaguer tout en se méfiant des arbres qui menacent encore de tomber. (Photo Philippe Salvat)
Il n'est pas encore 5 heures, ce samedi matin. Aller-retour des toilettes au lit. Dehors, c'est calme, pas de bruit. La météo a sans doute été trop pessimiste.
« Tu dors ?
- Non.
- Tu entends le vent, ça siffle, hein ? » Ma compagne vient de se réveiller pour une journée qui va être très dure.
5 h 30, il n'y a plus de courant. On ne se lève pas encore, mais on met la radio. Sur France Bleu Gascogne, les messages d'alerte et les appels d'auditeurs commencent à pleuvoir. Ça souffle de plus en plus fort. Bougies, café vite avalé, sans tartines puisque le grille-pain ne marche pas.
Le Midou a débordé
8 heures, il va quand même falloir partir au bureau à Mont-de-Marsan, à 30 kilomètres environ (j'habite à la limite des Landes et du Gers). En bas du jardin, première mauvaise surprise, le Midou a débordé. Impossible de passer ; d'ailleurs, personne ne s'y risque. Demi-tour, on va essayer de contourner la crue. En montant vers le village, deuxième barrage : un gros charme est en travers de la route. Je n'ai pas emporté ma tronçonneuse parce que la chaîne est usée et, à main nue, il n'y a rien à faire. Deuxième demi-tour.
Autre petite route, vers Labastide-d'Armagnac. Zigzags entre les poubelles renversées sur le goudron, une petite côte entourée d'arbres et, à nouveau, arbustes et branches qui barrent le passage. Heureusement, j'arrive à les dégager à la main, mais 100 mètres plus loin, une succession d'arbres met un terme définitif à ma sortie. Je vais devoir attendre que cela soit dégagé. 11 heures, un 4 × 4 circule devant la maison, puis un deuxième. « Alors, Christophe, tu es passé ?
- Oui, mais toi aussi, avec ta voiture basse, tu peux y aller. » Les gerbes d'eau jaillissent sur les vitres, mais bon, ça passe.
Arthez-d'Armagnac. Après être passé sous un pin suspendu au-dessus de la route, le cyprès de l'angle de la route de Montégut est au sol. Il faut rouler à moitié dans le fossé pour le contourner. Un peu plus loin, au village, les chênes alignés le long de l'église sont presque tous déracinés, mais ils ne sont pas tombés sur la route. La Bordeaux-Pau, puis la traversée de Villeneuve-de-Marsan. Le centre-ville n'est pas trop abîmé, mais une maison en face de l'école maternelle a son toit troué par la chute d'une cheminée. À Saint-Cricq-Villeneuve, les panneaux indicateurs ont un air penché, et les jeunes pins sont tous décapités à 5 ou 6 mètres du sol. On dirait des baguettes chinoises ou des restes de jeu de mikado bêtement dressés en l'air.
À Bougue, sur le chantier de l'A 65, non loin de la carrière de sable, l'eau et la terre se sont répandues sur le goudron. Il faut faire attention à ne pas glisser. La commune et le bourg sont traversés sans problème, parce que de nombreux bénévoles ont déjà débité tous les bois qui étaient en travers. Sorti du bourg, je ne suis plus très loin de la rocade. Mais après un dernier virage encombré par deux arbres tronçonnés, c'est le drame.
Un homme prisonnier
Une camionnette Renault vient d'être aplatie par un arbre, le tronc tombant juste sur l'habitacle. Le conducteur ne bouge plus. Gendarmes, sapeurs-pompiers, gyrophares, pince pour désincarcérer l'homme prisonnier de la tôle. « Vous ne pouvez pas passer, et puis ne restez pas à proximité, les arbres peuvent encore valser. » Il est bientôt midi, celui-ci n'est pas tombé depuis longtemps.
Nouveau demi-tour direction Mazerolles ; c'est bloqué. Vers Gaillères, le lotissement a morflé : un arbre sur un toit, un abri de jardin en bois renversé dans le fossé. Le long de la petite route, on a l'impression qu'une coupe rase vient d'être réalisée. Sur plusieurs centaines de mètres, ce ne sont que troncs et aiguilles de pins. Tout le long, câbles électriques et téléphoniques, poteaux en bois ou en ciment jonchent le sol. Les habitants, avec tronçonneuse, casque et combinaison rouge, sont fourbus. « Direction Saint-Avit ? Vous pouvez y aller, on a tout dégagé. »
Las ! 3 kilomètres plus loin, à quelques encablures à peine de la nationale, une barrière de branches et de troncs infranchissable. Il va falloir y revenir avec les tronçonneuses.
Retour par Bougue, en attendant que la voie soit dégagée de la camionnette accidentée. Enfin, c'est libre, voici la rocade à Mont-de-Marsan : tout est clean. Quartier Saint-Médard, partout des arbres par terre ou sur les toits des villas. Le parc et le camping de Nahuques sont une désolation, la moitié des arbres étant déracinés ou hachés. En ville, le Midou a débordé, piégeant plusieurs voitures sur le parking situé dans son lit.
Centre-ville, place Abbé-Bordes, je suis enfin à l'agence. Il est 13 heures, il m'a fallu presque deux heures pour faire 30 kilomètres. Ne me reste plus qu'à me mettre au boulot, pour raconter tout ça.
Auteur : Jean-Louis Hugon
Par caro - Publié dans : Sud-Ouest du 24 Janvier 2009
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 01:14
Le dernier bilan des intempéries s'élève à trois morts. 90% des foyers landais sont toujours sans électricité.
Le point dans les Landes à 17h30
A Dax, les dégêts dus à la tempête dans la résidence la silof. (Photo Sud Ouest David Le Deodic)Sur le front des intempéries, le calme revient progressivement. Le département n'est désormais plus en vigilance rouge mais jaune pour les vents, depuis 16h30. Des averses avec des rafales de vent de 100 à 110km/h se produisaient encore à la mi-journée mais s'atténuent progressivement. La pluie devrait cesser en fin de nuit mais reprendre dans la journée de demain. Raison pour laquelle le département est toujours placé en vigilance orange pour les crues. La préfecture est en train d'anticiper ce nouveau risque et collecte du matériel, du type bâches.
Le dernier bilan de la tempête fait état de trois morts, des hommes décédés suite à la chute d'arbres et d'objets à Mazerolles, Saint-Vincent-de-Tyrosse et Losse, ce matin.
Actuellement, 200 000 foyers sont toujours privés d'électricité, soit 90% des clients EDF dans les Landes. 9000 lignes téléphoniques sont hors service ainsi que 15 relais de téléphonie mobile orange sur 210. Le trafic SNCF est toujours interrompu. Plusieurs routes sont toujours barrées à la circulation à cause de chutes d'arbres. Toutefois, l'action des services de déblaiement progresse. Les tronçons suivants sont ainsi dégagés: RN10 entre Saugnac-et-Muret et Saint-Geours-de-Maremne, RD824 entre Mont-de-Marsan et Benesse, RD38 entre Mont-de-Marsan et Castets, RD38 entre Morcenx et Castets, RD934 entre Saugnac et Pissos, CD1 entre Mont-de-Marsan et Villeneuve, RD933 entre Mont-de-Marsan et Saint-Sever et CD3 entre Saint-Perdon et Souprosse. 
Plus d'un millier de personnes sont actuellement engagées sur les Landes et procèdent au déblaiement des routes nécessaires au rétablissement de l'électricité. Dans plusieurs communes (on ignore encore le nombre), le réseau d'eau courante est coupé du fait de l'absence d'électricité.
Par caro - Publié dans : Sud-Ouest du 24 Janvier 2009
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