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Les promesses d'ERDF ne satisfont pas le Sydec qui estime qu'elles ne sont pas suffisantes et craint que, comme en 1999, elles ne soient pas entièrement tenues
Le Sydec attend de voir
Alain Siberchicot : « On ne va pas se contenter uniquement de déclarations quand bien même elles vont dans le bon sens. » (photo
archives pascal bats)
«On va être vigilant pour ne pas se faire avoir comme on s'est fait avoir en
1999. » La sentence émane d'Alain Siberchicot, président du Sydec (Syndicat d'équipement des communes des Landes). Le Sydec a comme adhérents l'immense majorité des communes du département,
toutes en fait à l'exception des 25 communes dites urbaines (celles dont la population excède 2 000 habitants).
Le syndicat a à sa charge les réseaux basse et moyenne tensions. Il gère en direct la basse tension et a concédé la moyenne tension à ERDF (Électricité réseau distribution de France), filiale d'EDF. C'est sur ces lignes moyenne tension qu'Alain Siberchicot sera vigilant. Vigilant demain et aujourd'hui circonspect quant aux annonces faites.
« ERDF a chiffré les dégâts de la tempête à 100 millions d'euros dont 70 rien que dans les Landes et s'est engagé à enfouir 1 000 kilomètres de lignes sur deux ans et demi. » Cela peut sembler conséquent mais le président du Sydec émet deux bémols. « L'engagement n'est toujours que verbal et le syndicat avait demandé l'enfouissement de 2 500 kilomètres de lignes. « En demandant ça, nous sommes pourtant conscients des réalités. »
Un réseau déjà fragilisé
Les réalités, ce sont 40 % de lignes moyenne tension enterrées aujourd'hui alors que la motion déposée à Rion-des-Landes en février demande que 75 % de ces lignes soient sécurisées le plus rapidement possible. « Aujourd'hui, il reste 4 881 kilomètres de lignes moyenne tension en aérien nu sur un total de 8 258 », précise Alain Siberchicot. Et quitte à enterrer, autant enterrer en même temps les lignes de téléphone et donc partager un programme commun avec France Télécom.
Si les promesses d'ERDF ne satisfont pas le Sydec, celui-ci a une autre inquiétude. « Entre 2000 et 2001, 400 km de lignes avaient été enfouis puis la moyenne est tombée à 50 km/an, loin des objectifs annoncés. » Parallèlement, EDF a fermé ses antennes de Tartas, Roquefort, Hagetmau, Labouheyre ; Saint-Sever devrait suivre bientôt.
Bilan des courses, le réseau est resté fragile, d'autant plus fragile d'ailleurs qu'il vieillit. C'est une tendance nationale. L'objectif d'ERDF est une moyenne de 60 minutes de coupure par an et par abonné. La réalité est autre. La moyenne nationale était de 80 minutes de coupure en 2008 et dans les Landes, c'était au-delà de 100 minutes. « Ça montre bien qu'avant la tempête, le réseau n'était déjà pas en très bonne santé. »
Élus très attentifs
Selon Alain Siberchicot, cette faiblesse landaise est d'autant moins admissible que le département est exposé aux coups de vent et que sa démographie augmente d'année en année. « On ne va pas se contenter uniquement de déclarations quand bien même elles vont dans le bon sens », conclut-il. Les élus des communes concernées mettent la pression et ils ne se contenteront pas de promesses, ni du budget tempête spécifique voté par le Sydec à destination des zones rurales.










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